Avant d’envisager une origine psychologique, il est indispensable d’écarter certaines causes médicales ou physiologiques. Parmi les plus fréquentes figurent notamment :
Lorsque ces causes ont été évaluées et, le cas échéant, prises en charge, il est fréquent que les difficultés de sommeil soient entretenues par des facteurs psychologiques.
Notre cerveau ne s’endort pleinement que lorsqu’il perçoit que l’environnement est suffisamment sûr. En situation de stress prolongé, d’anxiété, après un événement difficile ou lorsqu’une personne traverse une période d’incertitude, le système nerveux peut rester en état de vigilance. Cette hypervigilance est un mécanisme de protection tout à fait normal, mais lorsqu’elle persiste, elle peut empêcher le cerveau de « désactiver » les systèmes d’alerte nécessaires à un sommeil profond et réparateur.
Cette sensation d’insécurité n’est pas toujours consciente. Elle peut se manifester par un flot incessant de pensées au moment du coucher, une difficulté à « lâcher prise », des réveils nocturnes accompagnés de ruminations, une impression d’être constamment en alerte ou encore une inquiétude diffuse sans raison apparente.
